Prédictions électorales
06 11 2008
Du point de vue de la majorité des électeurs, il n’y a qu’un seul bon moment pour déclencher des élections, c’est quand un gouvernement est en fin de mandat et que plusieurs ont envie d’en changer. Du point de vue des politiciens, c’est idéalement, quand ils ont le plus de chances de l’emporter. C’est ce qui se passe depuis hier. C’est un peu déprimant. Voici mes prédictions pour ce qui s’annonce comme un des matchs électoraux les plus plates de l’histoire du Québec. L’ADQ va perdre son statut d’opposition officielle. C’est bien de sa faute. C’est un parti d’incapables dont le chef a de plus en plus l’air d’un croque-mort. Malgré son âge, Mario Dumont est le plus vieux politicien en campagne. C’est aussi le roi des nuls comme il l’a très bien démontré depuis 2 ans. J’ai presque pitié pour lui d’avoir manqué cette chance unique de démontrer qu’il a la trempe pour diriger le Québec. De toute évidence, ce n’est pas le cas. Le PQ va former l’opposition officielle. C’est bien ainsi, ça lui donnera le temps de se trouver un nouveau chef après avoir mis Pauline dehors parce qu’elle n’a pas pris le pouvoir et qu’elle a remis la souveraineté aux calendes grecques. S’ils cherchent Bernard Landry, ils savent où le trouver. Il y en aura même pour dire qui si la campagne avait porté sur la souveraineté, le PQ aurait gagné. Oh! misère et désespoir. Gagner l’opposition officielle ne sera pas suffisant aux yeux des purs et durs obsédés par le pouvoir parce que c’est la seule façon de réaliser l’indépendance. La vérité toute simple, c’est que le parti est fauché, qu’il devra limiter au minimum ses dépenses publicitaires et que la chef n’aura même pas les moyens de faire une tournée complète du Québec. On devra revenir à la stratégie des assemblées de cuisine d’avant 1976. Je ne suis pas certain que les Québécois aient envie d’ouvrir leur porte à tout vent au mois de novembre. Charest va reprendre le pouvoir avec un gouvernement minoritaire. On va assister à un retour à la case départ comme au fédéral. Les Québécois sont satisfaits de son gouvernement, mais ne lui font pas entièrement confiance. En plus, la remontée du PQ devrait le priver de la majorité. Il ne lui reste qu’à éviter les gaffes jusqu’au 8 décembre. Il n’y a rien à ajouter sinon de continuer votre beau travail. Finalement, je n’ai qu’une chose à dire sur Québec solidaire. Un parti qui n’est pas capable de prendre la décision de nommer un chef est loin d’être mûr pour jouer un rôle décisif dans l’arène politique. J’entends au loin leurs partisans me dire que l’hydre à deux têtes qui dirige le parti est une bête farouchement démocratique. Je leur réponds que c’est un monstre politique qui n’a ni queue ni tête. Ses propositions économiques en temps de crise sont complètement irréalistes, sinon farfelues. Ça sert au moins de refuge à la gauche qui ne trouve pas sa nourriture existentielle ailleurs. J’aillais oublier le Parti vert. Un peu de couleur dans le paysage, c’est toujours agréable. Pour colorer votre journée rendez-vous sur Les bulles en cliquant ci-dessous. Merci.
Permalien
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